Nouveaux Carnets de Route No6 2003


Sihanoukville, le 4.11.03


Que j'intitulerais "Reflexions cambodgiennes"...


Que penser de ce pays? L'ai-je aimé?


Dur à dire!


Corrompu, c'est comme ça.

Tout semble à mes yeux corrompu.

Un peu malsain je dirais.


Je reproche à la Thaïlande sa "westernisation". Ses 7eleven à raison de trois par rue, business everywhere, son côté sécurité avec des flics partout, parfois eux aussi un peu corrompus d'ailleurs, ses adolescent devennant gras voir gros ou même obèses a force de Mc Donbip Pizzabip et autres junkfoods... Saloperie d'Amérique exportant ses vices et défauts...


Ici, je suis ce mardi soir pour une deuxième nuit à Sihanoukville, station balnéaire en attente d'un véritable démarrage du tourisme. Une tapée de petites guesthouses et quelques grands hôtels aux allures fantomatiques tel l'Hôtel Indépendance actuellement en rénovation après bien des années de fermeture...




De belles plages de sable blanc et cocotiers ou pins, pas excessivement propres mais accueillantes avec chaises longues et parasols ainsi que des gamines promenant sur leur tête de grands paniers de fruits qu'elles tentent de vendre avec toujours cette même insistance...


La ville est très étendue ou plutôt comprend plusieurs zones actives ou habitées séparées par des zones désertes.


Dans ce pays, la sécurité semble exister la journée, il est tout de même suggéré de ne pas emporter de sac ni même d'appareil photo hors de lieux touristiques... La nuit, ça dépend d'où l'on se trouve et de la chance que l'on a... A Siem Raep d'ailleurs, une loi interdit d'être dans les rues après minuit aux touristes comme aux khmers...

Ces jours se tient en appel le procès de trois khmer rouges ayant arrêté un train et enlevé et séquestré trois touristes pendant trois mois puis, n'ayant obtenu satisfaction à leurs conditions, les ont abbatus!

À Siem Raep toujours, les touristes n'ont pas le droit de conduire une moto...

Ailleurs, bien que des motos soient offertes à la location, c'est des flics qu'il faut se méfier. Ils trouveront toujours le moyen de vous arraisonner sous n'importe quel prétexte, vous collant une amende de 20$ ou se satisferont de 2-3$ si c'est tout ce que vous avez sur vous, jamais de reçu bien sûr, il faut savoir qu'une infraction est officiellement tariffée à 2000 riels soit 0,5$... Leur salaire mensuel est de 35US$...


Le premier premier ministe, Mr Hun Sen, ancien khmer rouge ayant retourné sa veste pour plaire aux viets libérateurs, est en bonne partie responsable de ce système si corrompu.

Il y a trois mois, après un mandat de cinq ans, une nouvelle élection a eu lieu, et malgré que le vote soit nominatif, il n'a obtenu "que" 41% des voix malgré la terreur qu'il fait régner.

La torture et les assassinats par l'armée sont tut, mais chaque cambodgien acceptant de parler politique y fait référence.

Le roi Sihanouk a insisté pour qu'un accord soit rapidement trouvé, les deux autres partis ayant leur mot à dire, celui (FUNIPEC) de son princier fils Ranariddh (et anciennement "premier ministre en second" avant d'avoir été jetté par Hun Sen) et celui de Sam Rainsy refusant de voir Hun Sen s'accorde un renouvellement de son mandat.


Question circulation, c'est tout un art: On conduit en principe à droite, mais pour de courtes distances, on peut aussi rouler à gauche! Leur manière de faire une présélection est assez originale, pour prendre une rue à gauche, 10m avant l'intersection ils se mettent tout à gauche de la route et coupent complètement le virage, devant de ce fait négocier par quel côté croiser le véhicule arrivant en sens inverse. On dit qu'un sens unique est une rue où plus de la moitié des véhicule vont dans le même sens...




Quand une moto ne tire pas une longue charette avec plus de vingt personnes dessus, elle peut quand même transporter beaucoup de monde... plus un (dit-on!)

On dit aussi qu'un moto-taxi portant un casque est un chauffeur ne croyant pas à la réincarnation...

Mais on ne conduit pas (trop) vite, car excepté quelques avenues de grandes villes, les routes sont en terre et défoncées au possible.

La seule véritable route goudronnée que j'ai emprunté est celle, payante, reliant la capitale à Sihanoukville, et là, on roule quand même vite. Peut après le péage d'entrée, un premier camion couché sur le flanc.

1h30 plus tard, notre bus ralentit, tous les passagers se lèvent et poussent des "oh" et autres interjections: le même bus couvrant le chemin inverse est en train d'être chargé par grue sur un camion, tout l'avant complètement ratatiné, le poste de conduite se trouvant à l'équerre du corps du cadavre de véhicule. J'apprendrai à la guesthouse qu'il y a eu plusieurs morts et bien du monde à l'hôpital...

Pour ma part, je n'ai pas rencontré de problèmes, mais j'ai été (peut-être) trop raisonnable, peut-être aussi la raison pour laquelle, bien que le trouvant beau, je n'ai pas été véritablement emmerveillé par ce pays.


Le site et les temples d'Angkor sont magiques à mes yeux, j'ai de belles photos à mettre en galerie... Patience...




L'ethnie khmer est magnifique à mes yeux.

Peau très sombre et semblant fine et soyeuse comme les autres peaux asiatiques ou noires, visages ronds aux pommettes charnues, ils ressemblent un peu aux polynésiens, parfois aux peuples hymalayens souriants et pourtant profonds, à l'allure fière.

Sur les 12 millions d'âmes environ, près d'un tiers sont d'origine vietnamienne, la peau plus claire et le visage plus fin?

Dans certains cas, la différence est flagrante, dans d'autres, dur à dire.



Les statues des temples représentant les "Apsaras", danseuses célestes, ressemble assez à ce que j'ai pu observer (sans toucher) des femmes khmères, fines mais pas maigres, généreusement dotées et harmonieusement pulpeuses...


Tout comme elles, les hommes sont généralement "beaux", bien proportionnés, corps sain et un beau visage...

Pour ceux qui ont les moyens de manger et dormir!


Mais il y a une masse de personnes vivant si loin en-dessous du niveau de pauvreté communément entendu...

Le "Routard" semblait annoncer une nuée de mendiants estropiés par les mines, bien sûr qu'il y en a, mais pas tant que ça! À mes yeux toujours!


Ce qui m'a choqué par contre, c'est le nombre d'enfants mendiants, ou d'autres commençant à t'expliquer une histoire sur un site ou insistant pour poser sur les photos (alors qu'ils sniffent de la colle!), te demandent ensuite avec tant de candeur "One dollar please?" ... et en cas de réponse autre, sauront t'expliquer les frais scolaires et besoins (ou absence) de la famille dans un anglais plus qu'acceptable, citant peut-être même les particularités de ton pays (4 langues) et quelques villes...

Des yeux et un regard à en faire fondre un Blocher!

Et pourtant il faut éviter de leurs donner un "apprentissage" de mendiants...




Un peu plus âgés, tant de moto-taxis! Que des hommes pour préciser. Tous s'arrêtent et te hèlent... Dur à s'en défaire! Si tu commence à discuter avec eux, ils te proposeront tout: Visiter les lieux, être ton guide pour les prochains jours, et parfois avant d'avoir eu le temps de répondre, listent leurs autres services, drogues, douces et dures, et bien sûr les filles de joie!


Les femmes et filles, autres que vendeuses, ne t'abordent pas ni te draguent comme en Thaïlande, elles sourient et semblent se moquer de loin... Excepté celles qui, un enfant dans les bras, mendient presque pleurnichantes ou ont quelque chose à vendre. N'ayant pas fait de premier pas, excepté quelques riels à quelques mendiantes ou achats, je n'ai pas eu de conversation avec unecambodgienne.

Dans le bus entre Phnom Penh et Sihanoukville, j'ai rencontré un autre khmer de mon âge environ, sympatique et prévenant, parlant tel un italien, c-à-d avec son téléphone mobile à la main, et pas n'importe quoi, un NokBip 9210... Mr Sun est executive director de SCCO "Save the Children Cambodia Organisation"... (scco.org@online.com.kh)

Il m'a dit que je pouvais le contacter si j'avais des problèmes, qu'il connaissait les bonnes personnes de la police...


Tant d'ONG par ici, qui croire et qui éviter...


Que croire et qu'imaginer...

En face de mon bungalow, un grand gros barbu à l'allure négligée, grand et avec un ventre proéminant aux cheveux blancs parlant anglais, néerlandais, français, espagnol et italien passe pas mal de temps à communiquer par radio-émetteur, un moment du morse même...


Hier soir, installé pas loin de la table où je mangeais, il discutait avec un autre personnage belge d'une ciquantaine d'années bien en forme et accompagné d'une jeune thaï, en flamand, parfois en français ou en anglais avec deux autres khmers de leurs âges et dégageant l'oppulence.

Les mots que j'ai parfois cru percevoir à travers la musique au volume trop élevé et couvrant le son de la TV, permettraient d'imaginer tout un traffic, de l'espionnage... ou qui sait quoi...

Source d'inspiration pour une fiction?


En tout cas, je pense que ce pays est un lieu idéal pour se perdre dans ses vices et ses perversions.

Les paysages et lumières sont apaisants, les gens y sont beaux, mais il faut savoir un peu fermer son coeur ou ses émotions pour ne pas être trop douloureusement touché.

Je dirai donc que je ne regrette pas ce détour, mais j'ai retenu les conseils enchantés parlant du Laos.



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Samedi 8.11.03, Phimaï Thaïlande¨


Parti mercredi à 11h de cette guesthouse, une moto m'emmène au débarcadère des bateaux rapides pour Koh Kong, presqu'île faisant frontière avec la Thaïlande. 4 heures dans cette embarcation climatisée avec un VCD de karaoke khmer tournant en boucle et volume trop élevé comme il se doit.

Lorsque nous débarquons, comme d'habitude une nuée de personnes t'agrippent pour que tu prenne leur véhicule jusqu'au poste de douanne, je me retrouve sur le pont d'un pick-up chargé de plus de vingt personnes et bagages pour les 5 Km à faire.


Douanne khmère puis immigration thaï où il suffit de remplir une "alien card" (peut-être qu'Alf ou E.T. on fait réctifier le terme "foreigner") pour obtenir sans autres frais un nouveau visa de trentes jours qui me permettra de séjourner jusqu'à mon retour, le 2 décembre, dans ce magnifique pays que je suis si heureux de réintégrer. Ni question quand à d'éventuelles marchandises à déclarer ni fouille! J'ai donc été très raisonnable avec mes deux cartouches à 2,2 US$ (pour 200 cigarettes) de Ara...


Des mini-bus attendent juste un peu plus loin et partent dès que plein en direction de Trat, 80 Km plus au nord.


La nuit s'abat au moment de débarquer et je me laisse emporter à moto vers une charmante guethouse à 80 bath (CHfrs 2,75).


Mon sac déposé, douché et changé, je retrouve enfin ces si agréables et bons marchés stands de bouffe du marché de nuit. Quelle agréable sensation que de se sentir libre et en sécurité! Je me régale de nouilles sautées avec légumes et poulet pour 20 bath.

Retour à la pension pour un saut sur internet et je me fais inviter à me joindre à deux anglaises sympatiques mais volumineuses et un australien pour aller boire des verres...

C'est parti au SangSom, espèce de rhum thaï servi par bouteilles de 3dl que l'on sert sur un verre rempli de glaçons à raz bord et coupé au coca et soda. Un américain auquel je n'aurais que sa nationalité à reprocher arrive à peine nous sommes installés, bilan quatre topettes! Une dernière bière dans un autre lieu couvert et sans murs ou un groupe de rock thaï se démène, ambiance de tous les diables, les tables voisines nous invitent faire connaissance et à boire dans leurs verres de SangSom...


Trop bourré, je m'eclipse discrètement, mais me perd en route. Il faudra finalement que je hèle une moto (pas taxi) pour demander mon chemin. Heureusement que j'ai l'habitude de toujours avoir la carte de visite de mon lieu de séjour dans la poche, le chauffeur compatissant me dépose devant la porte.


Ensuite trou noir! Alors qu'en partant j'avais juste vérouillé ma porte avec mon cadenas, au réveil j'ai aussi la clé du verrou de ma porte! Le tenancier m'expliquera au matin que je suis descendu tout mouillé et mon linge noué autour du ventre la réclamer.

J'ai donc dû fermer ma chambre en poussant son verrou à l'américaine avant d'aller me doucher...


Café et riz sauté pour désembrumer mon esprit puis j'appelle Joy qui devrait déjà être en route. Elle aussi s'est laissée inviter par des voisins à boire trop de whishy d'Isan le soir précédant et sa voix note un état pas mieux que le mien!


À midi je suis à la station de bus, un premier roulant portes et fenêtres ouvertes m'emmène à Chantaburi, une soixantaine de Km plus au nord.


Je rappelle Joy qui cette fois-ci est "réveillée" en dans le bus vers Si Sakhet... Parfait.

Mon prochain bus couvrira 360 Km pour arriver à Nakhon Ratchassima (ex Korat) et se trouve être bien confortable et spacieux, deux sièges pour moi tout seul, air conditionné à 23-24 degrés, juste ce qu'il faut.

J'arrive à 20h, et aux dernières nouvelles, Joy devrait arriver avec Baïteuy et Tchompoo vers 22h-22h30. Je nous trouve un hôtel qui a dû héberger les forces impérialistes US du temps de leur premier Irak au Vietnam, au rez-de-chaussée, le V.F.W Café est tout aussi démoralisant que le reste de l'immeuble et de la chambre qui a pour seul argument positif son prix acceptable.


C'est donc selon mes bonnes habitudes retrouvées que je déguste un bon morceau hyper-tendre et savoureux de côtelette de porc grillée au barcecue et servie en fines lamelles sur du riz, accompagnée de sa petite marinade bien relevée. L'eau de la caraffe habituellement offerte dans ces "bistros" s'installant sur les trottoires en fin de journée et servie dans une tasse en métal remplie de glace me suffira bien.


22h30, une moto-taxi me ramène au terminal no2 où le bus de "ma petite famille" est arrivé quelques minutes auparavant. Baïteuy est à moitié endormie et Tchompoo qui a pourtant souffert du mal des transports pendant le trajec ommence tout de suite à me taquiner.

Le temps d'un tuk-tuk pour rejoindre notre chambre, et là les deux me font ma fête, me chatouillant et me faisant mimer toute une basse-cour.

Et à 6h30 du matin elles remettent ça!


Riz sauté dans une proche ruelle et retour à la gare routière pour s'embarquer pour l'heure de bus aéré nous séparant de Phimai.


De retour à l'"Old Phimai Guesthouse" où nous avions déjà séjourné lors de notre petit saut d'il y a deux semaines, je me mords les doigts de ne pas avoir appelé pour réserver, un groupe de trente personnes d'une école internationnale de Bangkok est attendu et toutes les autres chambres sont occupées! Les tenanciers, extrèmement sympatiques et arrangeants, appellent d'autres hébergements et nous trouvent une possibilité au Phimai-In pour 390 bath! Devant notre grimace et nos compliments pour leur pension, le fils nous cède sa chambre qui sera ripolinée en une heure. Petite ballade entre les stands des rues avoisinantes et première installation à notre retour.

Puis, peu avant 18h, le patron des lieux nous fait savoir qu'une chambre proche de l'entrée pourrait nous être mise à disposition, ayant bien refait son plan d'occupation et un couple d'enseignants volontaires ayant été emportés vers leur nouvelle école, ça devrait coller. On déménage nos sacs puis sortons pour la procession des artistes qui vont danser et donner un spectacle dans les ruines du temple. On assistera pas à ce show vu les tarifs de 200, 300 et 500 bath par âme selon l'emplacement sachant que la représentation du dimanche devrait être meilleure marché.


Tchompoo en tant que pré-ado de son époque rêve de pizza depuis longtemps, je suis heureux de le lui réaliser. Une fois servis, Baïteuy qui était enchantée par cette perspective, goûte, et recrache en disant à sa mère que "c'est pas comme à la télévision"! J'adore cette réplique!


On se rend après souper sur le terrain où ont été installés manèges et carousels. Tchompoo veut faire un parcours d'autos-temponneuses avec moi, je prend un deuxième ticket pour Joy et la cadette qui se désiste au dernier moment, un peu effrayée par la techno qui gueule, les ados qui dansent autour de la piste et parfois sur la piste, le temps de recevoir un coup de matraque dans le dos par les policiers présents sur les lieux, et les voitures qui se foncent dedans. Elle viendra finalement s'installer pour la deuxième "ride" entre sa soeur et moi. Dur de les protéger, moi-même je me fais parfois soulever du siège, et il ne faudra pas long pour qu'elle soit si effrayée qu'elle se mette à pleurer. Je la dépose vers sa mère. La grande roue qui doit au maximum faire cinq mètres de haut, et accompagnée de Joy lui plaira beaucoup plus. fléchettes tirées sur des ballons, un autre carousel de motos suspendues et mû par un simple ventilateur accroché au chapiteau du manège, une friandise et dodo.




Ce matin à 8h, Joy me demande des sous pour aller nourrir ses filles qui sont déjà debout et douchées depuis longtemps sans que mon sommeil n'ait été troublé jusque là. Je me rendors jusqu'à leur retour une heure plus tard.


Sur le chemin de la douche, le proprio m'annonce que le groupe dont la réservation accompagnée d'arrhes n'étaient pas restés: Il s'agissait de profs étrangers qui avaient confondus deux adresses, celle espérée offrant clim et piscine.


Et c'est la que l'on voit encore une fois la stupidité ou l'espérance de supériorité, d'une certaine catégorie d'enseignants, je n'ai jamais vu une chambre à 160 bath offrant l'air conditionné, comment ont-ils pû espérer une piscine pour ce prix!!!




Il nous offre donc de re-déménager dans une chambre plus calme et plus spacieuse que la A7 qu'il garde en générale comme chambre "de la dernière chance" car, dans cette maison en bois elle est juste séparée du hall qui sert de lieu de vie pour la famille et de salle de séjour pour les hôtes par une fine parois de bois ajourée, ce que nous acceptons.

En début d'après-midi, nous nous faufillons dans la foule dense qui fouine dans les stands installés pour le Festival pour rejoindre le bassin qui entourait cette cité antique et toujours présents et admirer les courses de barges qui s'y déroulent.

Une cinquantaine de rameurs sont installés dans ces longs et fins esquiffes naviguant à fleur d'eau et s'affrontant en duels sur une distance d'environ 1 Km. Impressionnant la vitesse qu'ils prennent et l'énergie dégagée par ces hommes!




On partage sur un stand une som-tam (salade de papaya verte très épicée), un morceau de poulet au barbecue du riz et des nouilles de riz.


Et ce soir nous sommes retournés sur ces lieux mettre à l'eau nos kratongs, ces petits flotteurs faits d'une rouelle de bananier décorée avec des feuilles de la même origine, des fleurs, trois bâtons d'encens, une bougie et une pièce de monnaie puis retour sur le terrain des manèges pour quelques divertissements et des nouilles sautées. Mon besoin de café s'étant mis à crier fort, on s'arrête au retour pour une glace et satisfaire ce désir personnel.




Mes trois nanas dorment depuis un bon bout de temps, je viens de passer trois heures de plus à vous écrire (4-6h par carnet), je vais encore chercher quelles photos je vais retailler et rajouter en illustration de ces mots...


Mes plans, toujours souples et adaptables, pour ces trois prochaines et dernières semaines avant le fatidique 2 décembre, date de mon retour vers le froid qui semble déjà bien sévir en Suisse: lundi ramener les filles à Kantharalak, y séjourner 2-3 jours, puis remonter en suivant plus ou moins la frontière du Laos jusqu'à Nongkhai, puis Chiang Mai et le nord avec je l'espère (parce que ça m'intéresse, mais aussi de manière à pouvoir déduire une partie de mes frais de voyage sur ma prochaine déclaration d'impôts) un cours de massage birman à Paï. J'y avais goûté l'année passée et la technique est proche du thaï en peut-être plus vivifiant.

J'espère aussi trouver le temps de mettre en ligne quelques galeries choisies parmis les 1612 photos prises à ce jour...


Alors bien du soleil et une si agréable chaleur à vous...